Outils personnels

2. Plan opérationnel

Public cible : enfants et jeunes

Objectifs opérationnels

  1. Améliorer la communication entre les enfants/jeunes (surtout ceux qui ont moins de 15 ans) et la famille, le milieu scolaire (enseignants, éducateurs, PMS, PSE, etc.), le milieu extra-scolaire et les acteurs psycho-médico-sociaux au sujet des questions liées à la sexualité et à la vie affective et sexuelle.
  2. Améliorer et augmenter l’utilisation du préservatif chez les jeunes.
  3. Augmenter le recours adéquat* et l’accès au dépistage du VIH et des IST chez les jeunes.
  4. Promouvoir la solidarité vis-à-vis des publics vulnérables et des personnes séropositives parmi les jeunes.
  5. Favoriser la continuité, la quantité, la qualité et la pertinence des informations relatives aux IST/SIDA, à la sexualité et aux publics cibles diffusées par les médias qui s’adressent aux jeunes.

Stratégies

Les stratégies pour atteindre ces objectifs s’appliquent directement au public cible et/ou à d’autres acteurs en lien avec ce public.

Le public cible

Il convient d’augmenter sa conscience du risque et d’améliorer ses connaissances sur le VIH et les autres IST, et en particulier :

  • les modes de transmission ;
  • les moyens de protection ;
  • les procédures et les lieux de dépistage ;
  • les traitements ;
  • les liens entre situations de vulnérabilité (consom-mation de produits, rupture, …) et prise de risque ;
  • la dédramatisation et la démystification des préservatifs féminin et masculin ;
  • les croyances, représentations et stéréotypes erronés ou contreproductifs vis-à-vis de la prévention, notamment le sentiment d’invulnérabilité ;
  • les discriminations et la solidarité.

Il est nécessaire de développer l’esprit critique des jeunes vis-à-vis des informations diffusées par les médias et Internet. Les capacités des jeunes à utiliser adéquatement les préservatifs masculin et féminin et le lubrifiant et à recourir aux tests de dépistage de manière adéquate doivent être améliorées. Leurs savoir-faire en termes de communication au sujet de la VAS avec des adultes et de négociation du préservatif avec leurs partenaires doivent être renforcés, notamment en améliorant l’estime de soi.

L’accès discret et bon marché au préservatif doit être renforcé, particulièrement dans les zones rurales, semi-rurales et moins couvertes. L’accès gratuit et anonyme aux centres de dépistage, notamment en dehors de l’hôpital, doit être également renforcé.

L’accès à l’information sur la prévention mais aussi au sujet des messages de solidarité doit être facilité.

Les activités à renforcer ou améliorer sont l’organisation d’animations, la conception et la diffusion d’outils d’information adaptés aux jeunes (surtout pour les moins de 15 ans) et à leur entourage (familles, professionnels), les distributions gratuites de préservatifs et leur mise à disposition à moindre coût, le développement de projets de prévention par les pairs, le développement du travail de proximité et le renforcement du lien entre le public cible et les acteurs psycho-sociaux.

Les professionnels de la santé

Il s’agit d’améliorer la qualité de leurs pratiques de dépistage auprès des jeunes.

Les activités à renforcer ou améliorer sont la conception d’outils de formation adaptés et l’organisation de séances d’information ou de formation sur le dépistage de qualité. Il est également nécessaire d’établir des recommandations en matière de dépistage à destination des professionnels.

Les professionnels des secteurs scolaire et extra-scolaire en contact avec les jeunes

Il s’agit d’améliorer les capacités de communication des professionnels avec les jeunes au sujet de la vie affective et sexuelle et en particulier la diversité des orientations sexuelles en lien avec la santé, la discrimination et la solidarité vis-à-vis des publics vulnérables et des personnes séropositives.

Les activités à renforcer ou améliorer consistent dans l’intégration de ces questions dans les programmes scolaires et dans les animations réalisées auprès des jeunes. Des formations devraient être dispensées à ces professionnels avec l’appui d’outils pédagogiques adaptés. La circulaire relative à l’accueil des enfants séropositifs devrait être vulgarisée et diffusée auprès des professionnels des secteurs scolaire et extra-scolaire.

La famille et l’entourage

Les capacités de communication avec les jeunes devraient être améliorées, en particulier concernant des thèmes liés à la sexualité et la vie affective et sexuelle.

Les activités à mettre en place sont la production d’outils adaptés, la mise en relation du public cible avec les réseaux psycho-médico-sociaux et l’organisation de groupes de parole pour les familles.

Les médias

Il s’agit d’améliorer la qualité et d’augmenter la quantité des informations diffusées par les médias et notamment Internet.

Les activités à renforcer sont la création de collaborations avec les médias et les sites Web destinés aux jeunes, l’organisation et la diffusion d’une information de qualité au sujet de la sexualité et des IST/SIDA sur les sites des organismes de promotion de la santé et sur des sites généralistes s’adressant aux jeunes ainsi que l’organisation de conférences de presse.

Une base de données de journalistes et de médias devrait être constituée et mise à jour régulièrement. Des jeunes impliqués dans des projets de prévention devraient être mis en contact avec les journalistes. Une liste d’experts en matière de sexualité et de prévention IST/SIDA devrait être réalisée et mise à la disposition des journalistes. Les informations diffusées par les médias devraient être analysées et évaluées par les professionnels de la prévention IST/SIDA.

Les acteurs politiques

Une politique claire en matière de dépistage qui favorise l’accès aux tests VIH et IST pour les jeunes devrait être définie, notamment en permettant la gratuité et l’anonymat des tests et leur disponibilité dans des services extra-hospitaliers selon des horaires adéquats. Une politique de moindre coût du préservatif devrait également être développée.

Les thématiques concernant la vie affective et sexuelle et la diversité des orientations sexuelles devraient être intégrées dans les programmes scolaires officiels.

Des démarches de lobbying vis-à-vis des ministères compétents doivent être maintenues.

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Une analyse commune pour l'action (décembre 2009)

Cahier 2 : Enfants et jeunes

Cahier 2

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Activités à maintenir

Activités à renforcer ou à améliorer

Activités à mettre en place

 
Observatoire du sida et des sexualités - Facultés universitaires Saint-Louis
Bd. du Jardin Botanique, 43 - 1000 Bruxelles - tél: + 32 (0)2 211 79 10 - observatoire@fusl.ac.be